Dans l’imaginaire collectif, l’exploration polaire reste souvent associée aux expéditions rudimentaires et aux traversées éprouvantes. Avec Captain Arctic, Selar propose une vision radicalement différente du Grand Nord. Actuellement en construction, ce voilier d’exploration français nouvelle génération conjugue innovation environnementale, hospitalité haut de gamme et immersion au cœur des territoires arctiques. Pensé pour seulement 36 voyageurs, il esquisse une manière plus intime, plus sensorielle et profondément contemporaine de découvrir les pôles.

Alors que le voyage ultra-premium s’affranchit peu à peu des signes extérieurs de prestige, une nouvelle aspiration émerge chez les voyageurs les plus exigeants : celle de l’expérience rare et profondément vécue.
C’est précisément sur cette ligne de crête que se positionne Selar. Avec seulement 36 passagers pour 24 membres d’équipage, Captain Arctic évoque davantage une résidence itinérante tournée vers l’exploration qu’un navire de croisière traditionnel. Le temps s’y écoule autrement, au rythme des lumières polaires, des glaces mouvantes et des vents du Grand Nord.
Long de 70 mètres, ce voilier nouvelle génération a été conçu pour évoluer dans les environnements extrêmes avec une empreinte minimale. Propulsé principalement grâce à cinq voiles rigides de 35 mètres recouvertes de 2000 mètres carrés de panneaux solaires, il privilégie une navigation à très faible émission. Mais la prouesse technologique ne constitue jamais une démonstration. Elle devient plutôt la condition d’une immersion plus sensible, plus silencieuse, plus proche des paysages traversés.
Une expérience pensée comme un « luxury basecamp » sur l’eau

À bord, l’atmosphère rappelle davantage une résidence contemporaine nordique qu’un navire d’expédition classique. Les 19 suites et cabines ont été pensées comme des refuges ouverts sur les immensités arctiques. Matières naturelles, lignes sobres, palette minérale, lumière omniprésente : tout concourt à créer une sensation d’apaisement presque domestique.
La designer franco-suédoise Joséphine Fossey, notamment connue pour son travail auprès d’Iconic House ou de plusieurs adresses hôtelières confidentielles, signe des intérieurs où le raffinement s’exprime sans ostentation. Mobilier chiné, artisanat, œuvres soigneusement sélectionnées et textures chaleureuses composent un décor feutré, profondément habité.
Le luxe du calme retrouvé


Le véritable luxe réside peut-être ailleurs : dans la qualité du calme retrouvé. À bord du Captain Arctic, l’absence quasi totale de vibrations, de bruit moteur ou d’odeur de carburant transforme radicalement l’expérience maritime. Depuis le pont, seuls subsistent le souffle du vent dans les voiles, le craquement des glaces ou le passage furtif d’une baleine à bosse.
Même la déconnexion devient précieuse. Internet reste volontairement limité à un espace isolé du navire, laissant place à une autre densité du temps : longues conversations après le dîner, lectures face aux fjords ou contemplation des aurores boréales depuis le pont supérieur.
Explorer sans renoncer au confort

L’une des singularités de Selar consiste à conjuguer exploration active et hospitalité haut de gamme. Les journées alternent entre expéditions extérieures et retour à un cocon chaleureux. Randonnée sur glacier, paddle entre les icebergs, ski dans les fjords norvégiens ou immersion dans les eaux polaires côtoient ensuite la douceur d’un salon panoramique ou d’une cabine enveloppante.
Le format intimiste du navire transforme également le rapport au territoire. Tous les passagers peuvent débarquer simultanément et profiter de longues escales, loin de la mécanique des grandes croisières. Observer des morses sur une plage isolée, rencontrer une communauté inuit ou suivre la dérive des glaces ne relève plus d’une excursion chronométrée, mais d’une expérience vécue pleinement.
Une hospitalité nourrie par l’humain



À bord, guides polaires, scientifiques, photographes, explorateurs et artistes participent à la vie du navire. Certaines traversées accueilleront notamment l’explorateur Loury Lag, l’apnéiste Arthur Guérin-Boëri ou le photographe animalier Jérémie Villet. Des artistes en résidence -écrivains, musiciens, designers ou céramistes- viendront également prolonger cette dimension sensible du voyage.
« J’ai navigué en l’Arctique pendant dix ans, et malgré le confort des croisières de luxe, il manquait toujours quelque chose. Quand on était uniquement entre membres d’équipage, on sortait des sentiers battus, on vivait des aventures extraordinaires… Alors qu’avec des passagers, on suivait trop d’itinéraires figés, en passant à côté de l’essence même du voyage. Alors, j’ai voulu imaginer autre chose : des expéditions sur des voiliers plus petits, libres d’explorer où bon nous semble, menées par un équipage passionné et désireux de partager son savoir et son amour pour l’Arctique. Sans itinéraire fixe, juste un esprit d’aventure, comme pour une véritable exploration. Nous verrons des baleines, des icebergs, des aurores boréales, des ours et rencontrerons des communautés locales – mais jamais comme de simples attractions. Nous respecterons et préserverons ces écosystèmes. Et oui, il y aura peut-être quelques surprises et défis sur le chemin, mais n’est-ce pas ça qui donne du piment à l’aventure ?! »
Sophie Galvagnon, Selar’s CEO
Une exploration pensée autrement

Le Captain Arctic ne cherche pas à reproduire les codes classiques de l’hôtellerie de luxe au milieu des glaces. Il propose une autre manière d’habiter les grands espaces : plus intime, plus consciente, plus immersive.
Son autonomie énergétique participe pleinement à cette vision. L’énergie solaire captée par les voiles est stockée dans un parc de batteries alimentant aussi bien la vie à bord que la propulsion lorsque les vents faiblissent. Les hélices peuvent également fonctionner comme hydro-turbines afin de produire leur propre électricité.
Pensé comme un organisme autonome, le navire produit son eau douce grâce à un système de désalinisation, utilise une chaudière à granulés issue de déchets de bois recyclés et traite une partie de ses eaux usées à bord. Même les manœuvres portuaires reposent sur des moteurs alimentés au biocarburant.
Naviguer sans trace, explorer sans perturber

Dans les régions polaires, la plupart des navires imposent leur présence. Selar choisit une approche plus discrète. Captain Arctic n’est pas un brise-glace : il évolue dans les passages naturels de la banquise, au plus près des équilibres existants.
Sa taille contenue et sa coque renforcée lui permettent de s’approcher des icebergs et de s’aventurer dans des zones encore peu documentées. L’absence de vibrations, de bruit mécanique et d’odeur de carburant transforme l’expérience à bord en une immersion presque irréelle, où la navigation se fait discrète jusqu’à disparaître.
Loin des itinéraires figés, les expéditions restent volontairement ouvertes, guidées par la météo, les observations et les opportunités offertes par le terrain. Une manière de redonner au voyage sa part d’inconnu et à l’Arctique, sa puissance de fascination intacte.
Crédits photos ©Selar, Bart, Clément Delhaye