À Antibes, l’été prend cette saison des accents très britanniques. Entre héritage Art déco et glamour balnéaire, Burberry investit les Belles Rives et réactive, le temps d’une collaboration solaire, toute la mythologie raffinée de la Riviera des années Fitzgerald.



Hôtel Belles Rives
33 Boulevard Edouard Baudoin 06160 Antibes
Jusqu’au 30 septembre 2026
www.bellesrives.com
Sur les hauteurs discrètes du Cap d’Antibes, l’Hôtel Belles Rives cultive depuis un siècle une certaine idée de la Riviera. Celle des étés qui s’étirent jusqu’à la nuit, des déjeuners salés par l’air marin, des silhouettes blanches descendant vers le ponton. Dans cette villa devenue légende, autrefois habitée par F. Scott Fitzgerald, Burberry installe aujourd’hui son vocabulaire visuel avec une aisance presque naturelle.
La maison britannique signe ici bien davantage qu’une simple opération estivale. Elle compose un décor total, pensé comme une extension du lieu. Le mythique motif Check se réinvente dans un bleu inspiré de la Méditerranée et de l’identité des Belles Rives. Parasols alignés face à la mer, transats rayés, fauteuils de terrasse, coussins du Bar Fitzgerald : chaque détail semble absorber les reflets azur de la baie. Même l’ascenseur historique des années 1920 devient un élément de cette scénographie solaire.



L’ensemble évite pourtant l’écueil de la démonstration tapageuse. Le dialogue entre Burberry et les Belles Rives repose justement sur une même idée du raffinement : celui qui préfère l’atmosphère à l’ostentation. Ici, le luxe ne cherche pas à interrompre le paysage ; il s’y fond.
L’adresse possède, il faut dire, une mémoire singulière. En 1925, Fitzgerald découvre cette villa surplombant la Méditerranée et y commence l’écriture de Tendre est la nuit. Autour de lui gravitent alors artistes, écrivains et figures cosmopolites qui façonnent la légende de la Côte d’Azur. Hemingway, Gertrude Stein ou encore les grandes héritières américaines transforment Antibes en théâtre estival d’une génération fascinée par la liberté, la fête et la lumière du Sud.



Cet imaginaire continue d’habiter les lieux. Sur la terrasse suspendue au-dessus de la mer, les glaces siglées Burberry accompagnent les après-midis écrasés de soleil. Plus loin, au Bar Fitzgerald récemment restauré, les dîners prennent des accents plus feutrés tandis que les derniers éclats orangés glissent sur les boiseries et les coussins habillés du motif Check.
L’expérience se prolonge jusque sur l’eau. Le Belles Rives Ski Nautique Club, institution locale née dans cette baie mythique, propose tout l’été des activités sur mesure dans une atmosphère délicieusement rétro. Une manière de renouer avec l’insouciance sportive des années 1930, lorsque la Riviera inventait une nouvelle façon de vivre les vacances.



À l’intérieur de l’hôtel, les quarante-trois chambres et suites perpétuent cette esthétique Art déco chère aux grandes heures de la Côte d’Azur. Le restaurant étoilé La Passagère, orchestré par le chef Aurélien Véquaud, célèbre quant à lui une Méditerranée lumineuse et précise, entre sophistication technique et fraîcheur marine. Plus discrètement, le Beauty Corner dédié aux soins Valmont complète cette vision d’un séjour pensé comme une parenthèse hédoniste.
Avec cette prise de possession estivale, Burberry ne cherche pas seulement à habiller une plage iconique. La maison britannique convoque tout un imaginaire de la Riviera -littéraire, mondain, solaire- et lui offre une nouvelle saison. Une Riviera où le style demeure une affaire de détails, de lumière et d’allure.