Frédéric Galliano, artiste plasticien

Artiste plasticien français talentueux, Frédéric Galliano travaille depuis près de 30 ans à partir des mêmes combinaisons d’assemblages. À l’aide de ses outils, 4 équerres spécifiques à l’artiste, il met en place, dans un cadre strict, des règles précises de construction générant alors un panel de formes. Il laisse ensuite place à la puissance de réalisation de ses productions, créant des résultats avec leur propre système de fabrication et évolutif : les Monades.


Crédits photos ©Frédéric Galliano

La monade (du grec monas « unité ») est une substance individuelle élémentaire qui reflète l’ordre du monde et dont découlent les propriétés matérielles. Le terme a été utilisé pour la première fois par les Pythagoriciens pour désigner le premier nombre d’une série, dont découlent tous les nombres suivants. Tout nombre multiplié par un est lui-même, et tout nombre divisé par un est lui-même. Plus tard, au XVIIIe siècle, le philosophe mathématicien Leibniz a parlé des « monades » comme des particules indivisibles semblables à des âmes qui sont les éléments ultimes de l’univers.

Frédéric Galliano développe aujourd’hui un travail centré sur l’idée de monade. Ses dernières recherches l’amènent à réfléchir sur différentes notions liées au concept de monade et à leurs expressions plastiques, de leur déploiement dans l’espace à leur apparition dans l’Ether en passant par le concret comme les pulsations du « devenir » ou la perception macroscopique et microscopique au cœur d’une monade.

Crédits photos ©Frédéric Galliano

Aujourd’hui, son travail révèle une approche cérébrale, construite, sensible et définitivement plastique.

Lors de sa troisième année aux Beaux-Arts de Valence, dans le sud de la France, il décide de créer des sculptures bidimensionnelles posées au sol afin qu’elles soient visibles au premier coup d’œil. Quatre équerres aux angles identiques et assemblés selon un protocole précis deviendront ses seuls outils pour générer des formes.

Trois ans plus tard, ses sculptures sont accrochées au mur et nommées « monades ». Depuis, les fondements de son travail restent inchangés. Et depuis 2015, Frédéric Galliano crée, trace des lignes, travaille au déploiement de ses monades. Le but reste toujours l’apparition d’espaces autonomes, porteurs à la fois de leurs propres règles de construction et de contradictions toujours au service de cette idée d’une forme surgissant dans l’espace ou pouvant passer d’un espace à l’autre.

Le résultat se résume principalement à l’apparence d’espaces autonomes, porteurs à la fois de leurs propres règles de construction et contradictions, servant toujours cette idée d’une forme surgissant dans l’espace ou pouvoir passer d’un espace à un autre.

Ainsi la monade peut, par exemple, se déployer sur ses huit côtés (photo ci-contre). Au fur et à mesure qu’elle se déroule, la monade apparaît dans de nouvelles formes. Elle se montre dans toute l’étendue de ses surfaces possibles et planes suite à des assemblages régis par une loi interne définie par l’artiste. Déplier, c’est aussi montrer sa complexité comme une surface plane. Dans ce enchevêtrement de lignes, dans cette complexité de lignes ordonnées et solides, la monade nous renseigne sur son caractère, son singularité et signe son unicité.

Crédits photos ©Frédéric Galliano
Crédits photos ©Frédéric Galliano

Dans cette autre œuvre d’art (photo ci-contre), cette sculpture plate exprime la macroscopie du monde à travers cet élément, cette petite portion d’une monade gigantesque et dont Frédéric Galliano présente ici un échantillonnage révélant la structure d’une monade originale.

Ses sculptures plates, façonnées dans divers matériaux -principalement en aluminium découpé, poncé et gravé-, et ses dessins sont des sursauts d’espaces dans le monde et contiennent aussi le monde entier enfermé à l’intérieur eux-mêmes : la définition de la monade elle-même.

Les œuvres de Frédéric Galliano sont visibles dans l’espace privé, sur rendez-vous à la Galerie Faure Beaulieu – 65, rue Notre-Dame de Nazareth 75003 Paris – (+33)6-23-55-96-83)

Crédits photos ©Frédéric Galliano

www.galeriefaurebeaulieu.com

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