Collection de Haute Joaillerie Boucheron Histoire de Style, « Nom : Boucheron Prénom : Frédéric »

La Maison Boucheron présente Histoire de Style 2026 : « Nom : Boucheron Prénom : Frédéric », sous la direction de Claire Choisne. Quatre créations révèlent l’esprit pionnier du fondateur, qui, en 1858, ouvrit sa première boutique à Paris et révolutionna la Haute Joaillerie. Là où ses contemporains suivent les codes, il les réinvente. 168 ans plus tard, son nom continue de rayonner sur la Place Vendôme.


De gauche à droite : The Address, The Spark, The Silhouette, The Untamed – Crédits photos ©Boucheron

« Nom : Boucheron Prénom : Frédéric » est une collection Histoire de Style conçue comme un portrait sensible de Frédéric Boucheron, pionnier visionnaire de la joaillerie parisienne. Premier joaillier à s’installer place Vendôme en 1893, il choisit cet emplacement stratégique, baigné de lumière, comme écrin idéal pour ses créations. Son intuition se confirme rapidement, et la Place Vendôme devient bientôt synonyme de Haute Joaillerie dans le monde.

À travers quatre créations majeures, la collection rend hommage à l’esprit pionnier de Boucheron : sa liberté de regard, son sens du porté et sa capacité à transformer le bijou en véritable élément de style. Chaque pièce dialogue avec l’histoire de la Maison, la couture et le vêtement, dans une continuité parfaite entre tradition et modernité.

« Par cette nouvelle collection de Haute Joaillerie, j’ai voulu rendre hommage à Frédéric Boucheron, en dessinant son portrait à travers quatre pièces majeures. »

Claire Choisne, directrice des créations

The Address/L’adresse

À la fin du XIXᵉ siècle, alors que les grandes maisons de joaillerie et de couture se concentrent rue de la Paix, Frédéric Boucheron perçoit dans la place Vendôme un territoire d’avenir. Loin d’être un simple lieu de passage, cette place majestueuse mais encore résidentielle lui apparaît comme un écrin idéal. Au numéro 26, l’ensoleillement exceptionnel révèle et magnifie l’éclat des pierres précieuses. En 1893, il devient le premier grand joaillier à s’y installer, au sein de l’Hôtel de Nocé, posant les fondations de ce qui deviendra l’adresse emblématique de la Haute Joaillerie dans le monde.

Inspirée par cette intuition visionnaire, Claire Choisne réinterprète un collier d’archives de 1939, dont le pendentif évoque la forme de la place Vendôme vue du ciel. Les lignes sont affinées, les contrastes affirmés, mêlant l’or blanc et les diamants à la profondeur de la laque noire. Intitulé « The Address », le collier dialogue avec une robe aux manches gigot, dont les volumes architecturaux structurent le buste et amplifient la gestuelle. Bijou et vêtement s’accordent dans un même langage formel, où rigueur et présence se répondent. Cette création a nécessité 1 107 heures de travail.

The Spark/L’étincelle

Observateur attentif des femmes de son époque, Frédéric Boucheron remet en question les contraintes imposées aux corps par les parures rigides et les silhouettes corsetées. Convaincu que le bijou doit accompagner le mouvement plutôt que l’entraver, il imagine en 1879 une création radicalement nouvelle : le premier collier sans fermoir, qui se pose d’un geste autour du cou et permet aux femmes de se parer elles-mêmes. Son système de lame ressort, d’une extrême souplesse et d’une grande complexité technique, demeure presque invisible, signature du savoir-faire Boucheron. L’asymétrie audacieuse de cette pièce lui vaut le nom de Point d’Interrogation, récompensé en 1889 par le Grand Prix de l’Exposition universelle de Paris.

Inspirée par une photographie d’archives du Point d’Interrogation The Spark de 1884, Claire Choisne en propose une réinterprétation contemporaine, rythmée par une succession de diamants aux tailles graphiques. Huit pierres ponctuent la ligne asymétrique, culminant avec un diamant kite de 5,01 carats ceint d’un halo de baguettes. Entièrement pavé, jusqu’au tour de cou, ce collier monochrome relève un défi subtil de poids et d’équilibre, rendu possible par des articulations imperceptibles qui garantissent la liberté de mouvement et le confort au porté. Cette création a nécessité 323 heures de travail.

The Silhouette/La silhouette

Frédéric Boucheron envisage le bijou comme une extension du vêtement, un véritable élément de style. Fils de marchand-drapier, il grandit au contact des étoffes précieuses et en retient le sens du tombé, de la souplesse et du mouvement. Cet héritage nourrit une vision singulière de la joaillerie : des créations aux lignes fluides, pensées pour accompagner le corps, se transformer et s’adapter aux usages. Plus qu’une parure, il imagine de nouveaux portés, à la frontière du vêtement et du bijou.

Puisant dans ce vocabulaire fondateur -souplesse, transformabilité, liberté de porter- Claire Choisne conçoit une pièce sculpturale en or blanc et diamants, capable de se métamorphoser en six portés distincts. Parure d’épaules, tour de cou, choker, colliers, bracelets ou broches, la création épouse la silhouette et accompagne le mouvement. Cette prouesse technique repose sur un système de fermoirs invisibles et de multiples articulations, permettant à la parure de se plier, de se diviser et de renaître sous de nouvelles formes. Plus de sept mètres de chaînes serties clos, composées de plus de 2 500 diamants, donnent à l’ensemble une souplesse héritée de la couture. La réalisation de cette pièce a nécessité 1 652 heures de travail.

Intitulée « The Silhouette », la création dialogue avec une robe à crinoline, dont le jeu d’ampleur répond à l’étirement du bijou sur les épaules. Inspirée de ce sous-vêtement emblématique du XIXᵉ siècle, allégé par l’invention de la crinoline cage, la silhouette souligne l’équilibre entre structure et fluidité, au cœur de la vision de Boucheron.

The Untamed/L’indomptée

Frédéric Boucheron observe la nature telle qu’elle est, libre et authentique. À rebours des conventions qui idéalisent fleurs et plantes nobles, il célèbre la beauté humble et indomptée du lierre, symbole de vie et de persistance.

Claire Choisne s’inspire d’un dessin d’archives du premier collier Point d’Interrogation pour créer « The Untamed » : une branche de lierre sertie de diamants ronds, s’enroulant librement et épousant la silhouette. Conçu pour la liberté de porter chère à la Maison, il se transforme en collier long ou court, ras de cou, broche ou bijou de cheveux.

Présenté sur une robe à tournure de Charles Frederick Worth, le collier conjugue longueur et équilibre grâce à une architecture minutieuse : tiges et feuilles montées une à une, fruits en cristal de roche et trembleurs animant la parure d’un frémissement naturel. Cette création exceptionnelle a nécessité 2 600 heures de travail.

Crédits photos ©Archives Boucheron, Boucheron

www.boucheron.com

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