Sous sa verrière Art déco, le Mercure Paris Opéra Faubourg Montmartre écrit un nouveau chapitre de son histoire. Rénové sans renier son architecture, l’hôtel fait de Joséphine Baker un fil conducteur discret et ouvre son bar aux Parisiens. Une adresse qui entend cultiver sa personnalité autant que renouveler l’expérience du séjour.

Mercure Paris Opéra Faubourg Montmartre
5 rue de Montyon 75009 Paris
+33 1 47 70 26 10
https://all.accor.com/hotel/0981/index.fr.shtml
Crédits photos ©Accor
À l’écart de l’agitation des Grands Boulevards, une autre atmosphère se dessine. Derrière la façade du Mercure Paris Opéra Faubourg Montmartre, huit mois de travaux ont redonné souffle aux espaces, des 67 chambres aux parties communes. L’ambition ne consiste pas à faire table rase du passé, mais à retrouver ce qui donne au lieu sa singularité. La verrière d’origine, l’esprit des années 1930 et les références à Joséphine Baker composent désormais le fil d’une histoire que l’hôtel invite à découvrir au fil du séjour.
« C’est un repositionnement et une remise à niveau importants pour nous, avec un véritable ancrage local et historique. Le but est de faire vivre une expérience à nos clients et de leur conter une histoire ».
Mickael Vevres, directeur de l’établissement
Cette rénovation s’inscrit dans la démarche engagée par HOSPYA pour faire évoluer ses adresses parisiennes sans effacer leur identité.
L’Art déco, une identité à faire vivre
La rénovation prend appui sur l’architecture existante. La verrière, avec ses tonalités orange, beige et marron, a inspiré la palette déployée dans les chambres et les espaces communs. Le velours et le marbre installent une atmosphère enveloppante, tandis que la réfection des chambres s’accompagne d’améliorations concrètes, parmi lesquelles une nouvelle literie et des steamers à disposition des clients. Un boudoir complète les espaces, offrant un lieu à part pour travailler ou s’accorder une pause.




Le projet, confié au cabinet ABP pour sa conception architecturale et réalisé avec les équipes d’ACT, trouve cependant son fil narratif dans une figure qui appartient pleinement à la mémoire parisienne. Joséphine Baker, artiste américaine devenue une personnalité majeure de la scène française, incarne à sa manière l’effervescence artistique et culturelle associée aux Années folles.
L’hôtel possède des photographies originales provenant du Château des Milandes, ancienne demeure de l’artiste. Plutôt que de lui consacrer une scénographie spectaculaire, il choisit de distiller les références. Un livre posé dans un salon, des photographies réunies dans le boudoir Joséphine, une carte de cocktails inspirée de l’époque : autant de détails qui invitent à entrer dans cet univers sans en imposer la lecture.

L’hommage se prolonge jusque dans les attentions du petit-déjeuner, avec quelques douceurs américaines, donuts, cookies et brownies, en écho aux origines de Joséphine Baker. Une signature olfactive sur mesure est également en préparation avec ScentAir. Inspirée de L’Arpège de Lanvin, parfum associé à l’artiste, elle devrait notamment faire appel à des notes de bergamote, de santal et de jasmin. Cette dimension sensorielle reste un projet en cours, appelé à prolonger l’identité du lieu au-delà du décor.
Un bar sous la verrière, une autre façon d’habiter l’hôtel


La transformation ne s’arrête pas aux chambres ni à la mise en valeur du patrimoine. Sous la verrière d’origine, le nouveau bar donne une autre portée aux espaces communs. Avec une quinzaine de places et une ouverture de 17 heures à 22 heures, ce salon feutré ne se réserve plus aux seuls clients de l’hôtel. Les Parisiens peuvent eux aussi y faire une halte, le temps d’un verre, et découvrir une adresse qui entend prendre sa place dans la vie du quartier.
Deux créations donnent le ton. Le French 75, cocktail emblématique des années 1920 et 1930, associe gin, citron, sirop de sucre de canne et champagne. Le Joséphine 1925, décliné sans alcool, mêle orange, mangue, fruit de la passion et citron vert. Son nom renvoie à l’année de la première apparition de Joséphine Baker sur une scène française, inscrivant cette proposition dans le récit imaginé par l’hôtel.



L’ouverture sur le quartier prolonge cette volonté de faire vivre l’hôtel au-delà de ses chambres. À travers une sélection de produits issus de la région parisienne et une attention portée aux ressources, l’établissement inscrit son évolution dans une démarche plus responsable, également reconnue par le label Clef Verte.
Avec cette rénovation, HOSPYA fait le choix de préserver la personnalité de ses adresses tout en les inscrivant dans une nouvelle dynamique. Au Mercure Paris Opéra Faubourg Montmartre, l’esprit Art déco, les références à Joséphine Baker et le bar installé sous la verrière composent une identité où l’histoire nourrit l’expérience contemporaine. Une maison parisienne qui révèle une autre facette de son caractère, entre mémoire et art de recevoir.
L’histoire de Joséphine Baker n’est donc pas un simple décor. Elle relie l’esprit Art déco, les attentions imaginées pour les clients et le désir d’ouvrir l’hôtel sur la ville. Une manière de faire vivre une adresse parisienne en laissant son passé nourrir de nouveaux usages, sans chercher à le figer.
Attention : L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération