Après la profondeur presque nocturne de la Night Forest, David Candaux imagine une nouvelle interprétation de sa DC6. La Wildfire mêle carbone, titane et touches orangées dans une pièce où la mécanique spectaculaire dialogue avec les paysages de la Vallée de Joux.

Dans le Jura vaudois, la forêt n’est jamais très loin. Elle entoure l’atelier de David Candaux et nourrit depuis longtemps son imaginaire. Avec la DC6 Wildfire, l’horloger indépendant en propose une lecture plus lumineuse, presque incandescente, sans jamais tomber dans la représentation littérale. Le boîtier de 45 mm associe carbone unidirectionnel et titane. La matière noire habille la carrure et la lunette, tandis que le métal dessine les cornes et les brancards. L’ensemble repose sur un caisson en titane et conserve cette construction particulièrement légère, la montre ne pesant que 45 grammes.
Le regard se pose ensuite sur le décor Pointes du Risoux, guilloché à la main sur le titane. Ses lignes évoquent les reliefs de la forêt qui borde le village du Solliat, où David Candaux a installé son atelier. Ici, le motif n’est pas un simple décor ajouté à la montre : il prolonge son histoire.
Une mécanique mise en scène


La couleur apporte à cette nouvelle interprétation une présence inhabituelle. Le cadran joue avec les nuances orangées, tandis que deux dômes de saphir donnent de la profondeur à l’affichage.
À droite, les heures et les minutes prennent place sur un petit cadran bombé. À gauche, le tourbillon volant apparaît incliné à 30 degrés, comme suspendu dans son propre espace. La réserve de marche se lit à 12 heures, dans une architecture volontairement décentrée qui laisse largement respirer le mouvement.
Cette mise en scène spectaculaire repose sur le calibre H74, mouvement à remontage manuel développé et fabriqué par l’atelier David Candaux. Ses 287 composants sont réunis dans une construction entièrement en titane. Deux barillets coaxiaux montés en série offrent 55 heures de réserve de marche, tandis que le balancier à inertie variable oscille à 21 600 alternances par heure.


La finition reste fidèle au travail artisanal de la maison : anglages polis à la main, angles rentrants, surfaces grenées et décor Côtes du Solliat. Même lorsque le mouvement se fait discret, chaque détail rappelle que la sophistication de la DC6 ne tient pas seulement à son apparence.
Autre signature de David Candaux, la Magic Crown se dissimule à 6 heures. Une simple pression permet de la déployer, révélant un mécanisme de 31 composants intégré au boîtier.
De la forêt à l’embrasement


La Wildfire appartient à la même famille que la Night Forest, mais elle en inverse presque la lumière. Là où la première évoquait la forêt dans ses profondeurs, la seconde en révèle les éclats : le noir du carbone, les reflets du titane et cette couleur chaude qui semble changer avec la lumière.
Une même nature, deux interprétations. Et toujours cette manière très personnelle qu’a David Candaux de faire dialoguer une mécanique contemporaine avec le paysage qui l’entoure. La DC6 Wildfire sera produite à seulement huit exemplaires.
Crédits photos ©David Candaux