Au large de Bandol, Bendor retrouve une nouvelle vie. Sept hectares de Méditerranée, une histoire singulière et un rêve imaginé par Paul Ricard renaissent sous l’impulsion de Zannier Hotels. Plus qu’un hôtel, une île entière pensée comme un lieu de vie, de création et de villégiature.

Zannier Île de Bendor
Ile de Bendor 83150 Bandol
+33 (0)4 94 88 68 86
www.zannierhotels.com/fr/hotels/bendor/
Crédits photos ©Susan Buth, Zannier Hotels, DePasquale+Maffini for Zannier Hotels, Pierre Lucet-Penato, Aurélien Studio
Il faut prendre le bateau pour comprendre Bendor. Sept minutes suffisent pour laisser derrière soi le rivage de Bandol et gagner cette petite île de sept hectares, posée à quelques centaines de mètres de la côte. Ici, pas de voitures, peu de distances et cette sensation immédiate d’avoir changé de rythme. La Méditerranée devient le décor, mais surtout la matière première d’une expérience qui ne se résume pas à l’hôtellerie.
Car Bendor n’est pas née d’un programme immobilier. Lorsqu’il acquiert l’île en 1950, Paul Ricard imagine un lieu qui lui ressemble : libre, convivial, curieux, ouvert à l’art et aux plaisirs de la Méditerranée. Il y fait construire un village d’artisans, accueille des artistes, organise des régates et transforme peu à peu ce morceau de Provence en un territoire à part.

Bendor devient un refuge pour les créateurs comme pour les épicuriens, fréquenté au fil des années par des artistes et des personnalités venus chercher ici autre chose qu’une simple villégiature. Cette histoire constitue aujourd’hui le point de départ de Zannier Île de Bendor.
Après cinq années de transformation, l’île change de nom mais pas d’esprit. La Société Paul Ricard a confié à Zannier Hotels le soin de lui donner une nouvelle existence, sans effacer ce qui fait son caractère. L’ambition est moins de reconstruire Bendor que de réactiver un imaginaire.




Et c’est sans doute là que le projet devient intéressant : les 93 chambres ne forment pas un ensemble uniforme. Elles se répartissent entre trois lieux, trois atmosphères, presque trois façons d’habiter Bendor.
À Delos, l’esprit de la Côte d’Azur des années 1960 revient par touches : piscine, bar, lumière, élégance décontractée. Le lieu évoque un âge d’or où le chic méditerranéen n’avait pas encore besoin de se montrer.

Plus proche du spa et du Jardin de Neptune, Soukana regarde davantage vers la nature et la sérénité. Son rooftop ouvert sur la baie, sa piscine de 30 mètres et sa table aux influences asiatiques composent une atmosphère plus contemplative.
Au bord du port, les cinq maisons Madrague proposent une autre échelle, plus intime. Jardins privés, vie en tribu et proximité immédiate de la mer : une adresse pensée pour ceux qui préfèrent une maison à une chambre d’hôtel. Trois écritures, donc, mais une même idée : ne pas enfermer Bendor dans un seul décor.
Sur une île aussi petite, la gastronomie devient naturellement l’un des fils conducteurs. Trois restaurants, trois bars, un café et une crêperie prennent place sur les sept hectares, avec des propositions qui accompagnent les différents moments de la journée.




Au cœur de l’île, Nonna Bazaar transpose à Bendor l’esprit de l’adresse créée par Zannier Hotels à Minorque : une cuisine méditerranéenne conviviale, pensée pour les déjeuners qui s’étirent et les soirées où la table devient un lieu de rencontre.
Face au bleu, Le Grand Large choisit une autre partition. La cuisine méditerranéenne y évolue au fil des saisons et des chefs invités, comme une résidence culinaire appelée à changer régulièrement de visage.
Delos, enfin, accompagne les heures qui passent. Déjeuner au bord de la piscine, cocktails lorsque la lumière baisse, musique et soirées d’été : l’adresse revendique un glamour discret, davantage inspiré par la mémoire de la Riviera que par ses excès contemporains.



L’un des héritages les plus intéressants de Bendor se trouve pourtant au centre de l’île. Le Village des Artisans reprend une idée chère à Paul Ricard : faire de Bendor un territoire de création. Trois ateliers, un concept store, des artistes en résidence et une collection de plus de 250 œuvres composent aujourd’hui ce village où l’on pourra observer, apprendre et parfois mettre soi-même la main à la matière.
Des ateliers ouverts au public permettront de découvrir les gestes, les matériaux et les savoir-faire. Des rencontres avec les artistes prolongeront cette approche. À Bendor, l’art n’est pas seulement accroché aux murs : il retrouve un lieu où il peut se faire.



La célèbre statue de Louis Boitinelly accueille toujours les visiteurs avec cette phrase choisie autrefois par Paul Ricard : « Nul bien sans peine ». Une devise qui prend, avec la renaissance de l’île, une résonance particulière.
Le reste appartient à la Méditerranée. Plongée, paddle, wing foil, voile, tennis, randonnée, yoga, vélo, pétanque ou excursions au lever et au coucher du soleil : Bendor ne cherche pas à transformer l’île en catalogue d’activités. L’idée est plutôt de pouvoir choisir, chaque jour, son propre rythme.

Même le bien-être s’inscrit dans cette volonté de ralentir. Le spa de 1 200 m² rassemble soins, mouvement, nutrition et espaces de récupération, avec une approche qui mêle pratiques contemporaines et traditions ancestrales.
Et parce que l’île se veut une destination de vie plutôt qu’un refuge réservé aux adultes, les enfants y trouvent eux aussi leur territoire, avec un club dédié et un univers imaginé avec Tartine et Chocolat.
Tout est là, finalement, pour composer une journée sans programme véritable : nager, déjeuner, marcher jusqu’au village des artisans, regarder la mer, s’attarder autour d’un verre, repartir en bateau.

La réussite de Zannier Île de Bendor ne se mesurera donc pas au nombre de ses restaurants, de ses piscines ou de ses activités. Elle dépendra d’une chose plus fragile : la capacité à faire revivre l’esprit d’une île.
Paul Ricard avait imaginé Bendor comme un monde miniature où l’art, la mer, la fête, la création et l’art de vivre provençal pouvaient cohabiter. Zannier Hotels reprend aujourd’hui cette histoire avec une écriture nouvelle, plus contemporaine, mais avec une même conviction : une destination ne devient singulière que lorsqu’elle possède une âme. À Bendor, elle était déjà là. Il fallait simplement lui laisser le temps de revenir.